Être une femme-maman

Être une femme-maman

Se faire du bien. En temps de pandémie. Parent de jeunes enfants.

Disons que la définition de se faire du bien peut changer dépendamment de sa situation présente.

Parfois, ce qu’il me faut pour me faire du bien, c’est de prendre une douche! Après avoir donné à manger, le déjeuner, le diner, trois collations entre-temps, préparer le repas pour le souper, je regarde l’horloge accrochée à mon mur fraîchement peinturé rose de mon salon si féminin, il m’annonce qu’il est présentement midi et 31 minutes (oui oui, le mot est bien « annonce » et non « indique », car mon horloge est le seul qui me parle franchement toutes les heures, le seul sur qui je peux toujours compter pour me ramener à ma douce et piquante réalité) …donc! Je disais qu’à midi 32 minutes, mes dents ne sont pas brossées, mes cheveux sont un champ de bataille ou vivent des araignées et d’autres substances non identifiées, une graine verte et de la pâte blanche, mon mascara coule sur mes cernes et mon poil de menton me rappelle que j’ai eu 3 enfants!

J’allume le téléviseur (que je n’ai pas fait raisonner depuis qu’on s’est levés ce matin, parce que je veux qu’il l’écoute religieusement le temps venu) et je leur intime de ne pas se lever, sinon maman va fermer ledit téléviseur! Des menaces, ça fonctionne…souvent!

Je me dirige doucement et sournoisement vers ma douche…j’y fais couler l’eau chaude, je remets un pied en dehors, je barre la porte et j’ouvre le tiroir, mon tiroir plutôt! Je sors ce petit pingouin qui, de son habit et de sa boucle, me regarde avec un air de contentement. Je le trouve doux et invitant. Je l’allume et il me remercie de son ronronnement vibrant. Je baisse ma petite culotte, je monte mon chandail et…j’entends! Je crie aux enfants de se taire, sinon maman va fermer le maudit téléviseur! Vite, je me reconcentre et je décide de me cacher dans ma douche, ce sera plus tranquille. Mon pingouin vibrant n’a pas quitté le creux de ma paume, où se loge le désir d’accomplir. Je me dévêts complètement et je pénètre ma douche ou je laisse couler l’eau chaude sur ma peau moite et dégueu. Je me pince le mamelon de la main gauche et je glisse mon pingouin sur mon bouton de plaisir de ma main droite. Je le sens faire gonfler mon sexe, juter mon entrejambe. Habituée à la vitesse, envieuse de la fin, je laisse monter le plaisir partout dans mon corps, je sens les frissons m’envahir et je jouis au son de la fin de passe-partout, que j’entends très lointainement du fond de la maison.

Après ma douche qui fait monter en moi la chaleur et la douceur dans mes joues qui deviennent rouges de plaisir, je coiffe mes cheveux, je me mets du gloss et je dépose du mascara sur mes petits cils. Je m’habille coquette et je m’asperge de parfum sentant bon les bonbons.

Je sors de la salle de bain avec un poids de moins sur les épaules. Il est maintenant le temps de la sieste! J’ai tout plein de patience, due aux endorphines qui font m’envahit un peu plus tôt, pour répéter aux enfants de pratiquer le silence et de dormir.

Ce soir-là, après avoir couché les enfants, mon homme revenu de travailler juste à temps pour le souper, me susurre des mots doux à l’oreille, il veut me prendre, me faire l’amour. Je refuse ses avances gentiment en lui disant que j’ai eu une dure journée et qu’il est temps pour moi de se coucher. On se reprendra en fin de semaine parce qu’il sait bien que le samedi matin, c’est tellement plus propice à me prendre. Je le laisse devant le téléviseur à écouter ses émissions de canal D.

La vérité c’est que je me couche dans mon lit avec mon jouet rose et le papillon qui me frotte le V en me faisant juter une fois de plus aujourd’hui!

Me faire du bien, dans cette vie d’autrefois, habitée par un homme qui a passé un peu plus de la moitié de sa vie à mes côtés, c’était d’aller se cacher sur les marches de mon garage, m’écartiller les jambes, repousser mes petites culottes et de mes deux mains, je me faisais fontaine le temps d’en griller une sur le bout de mes lèvres.

Pendant ces années de couple, ma réalité, me faire du bien, c’était de me stationner sur le bord de la chaussée en allant faire une commission et seule dans mon auto, en rêvassant dans ma tête de maman, je m’enfuyais dans ma tête de femme je me faisais une ptite vite de mes deux mains devenues très habiles.

Trop souvent, j’ai feinté de dormir, j’ai menti d’être fatiguée, j’ai exagéré un mal de tête…parce que c’est plus vite de mes mains, parce que le désir n’y était pas, parce que c’est bien plus facile de rester dans ses vieilles chaussettes que de faire l’effort de vouloir faire plaisir et de plaire à l’autre.

Maintenant séparée, vivant une tout autre réalité, j’ai besoin de m’accomplir dans ma vie de femme. J’ai compris et j’ai besoin de me sentir utile à tous les égards. J’ai besoin de me faire plaisir pour contribuer à mon bonheur et pour me sentir vivante.

Maintenant, le « pouish » d’un parfum peut tout rallumer pour moi. Le son de la lame qui enlève les poils sur mes jambes et ailleurs contribue à mon bien-être. Parce qu’à travers ces rituels, je me sens femme.

Le sexe, la féminité, les endorphines, la beauté, la bonne senteur, la propreté sont tous des besoins importants qui font partie de moi maintenant.

Je te souhaite de te trouver, chère femme-maman, de définir ce que tu as besoin pour te sentir bien. À chacune, à chacun sa définition, l’important, c’est juste de la trouver et de la garder, de la partager avec la personne qui partage notre quotidien.

Je te souhaite de déterrer l’indéterrable (ouin, j’ai inventé ce mot et je l’Adore!) et de trouver ce que tu as besoin chez ton partenaire pour que tu le trouves désirable. Je te souhaite de digérer l’indigérable et d’accueillir les changements exprimés par ton partenaire pour que vous vous fassiez une vie à deux, une vie à vous.

Avec les enfants, c’est cri*** pas évident de penser à soi, donc penser à deux, c’est difficile en ta!

Je connais pas une femme qui ne sait jamais cacher dans les salles de bain après avoir baisé ou s’être fait faire l’amour par son conjoint, pour se finir à bras, seule. Clamer votre orgasme, haut et fort, soyez une femme, une femme qui s’aime et aime.

Roxy Ka, une femme, une maman, une désireuse désirée.

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